Le corps est hachuré, morcelé. Le coeur est une étoile vide, la main semble étrangère et vient sustenter l’addiction à la nicotine. Les ongles sont rongés. Le visage blême est orné d’un sourire absent et de lunettes sombres ne reflétant qu’une lueur lointaine dans le vide qui se présente. La tête est recouverte d’un chapeau enfoncé et pendant, qui ne laisse s’échapper que de rares pensées fluorescentes. Car le reste doit être retenu, contenu, le reste doit disparaître. Aujourd’hui, seule la fumée s’envole…
Et quand grâce aux vents tournants le chapeau à son tour s’envolera, ce sera l’explosion de couleurs. Et crois-moi le vent souffle déjà…
